Quelques éléments théoriques
L'outdoor éducation, ou école du dehors, est un des meilleurs moyens de combattre la sédentarité qui en augmentation alarmante chez les enfants mais aussi de les reconnecter avec une nature qu'ils approchent de moins en moins. Elle peut être mise en place dans n'importe quelle école (malgré un avantage aux écoles de villages), grâce à une absence de besoin de matériel spécifique ou de cadre naturel exceptionnel : un simple parc, une cour de récréation, un étang, une forêt, un terrain agricole... tout peut fonctionner.

Encore en expérimentation chez nous, et bien présente dans d'autres pays européens, l'école du dehors offre aux enfants une évolution dans un environnement diversifié, des situation concrètes d'apprentissage, du matériel manipulable, une découverte de la nature qui nous entoure et donc une formation en tant que futur écocitoyen responsable... Ils en ressortent mieux concentrés, à l'écoute, débrouillards, attentifs, inventifs, créatifs...
Toutes les compétences peuvent être développées en classe du dehors
- Les compétences transversales
- L'éveil

- Les mathématiques

- Le français

- Les arts plastiques

Il est possible de travailler en classe du dehors de différentes matières
- Un coin classe à l'extérieur avec une table et des chaises / d'autres assises

- Des balades libres à l'extérieur

- Des balades guidées à l'extérieur (recherche de formes, de nombres, de mots...)
- Des sorties de récolte (constitution de collections)
En première primaire
Je n'ai pas eu l'occasion de faire d'école du dehors pendant mon stage en première primaire. Le cadre s'y prêtait pourtant bien, la Providence disposant d'une parc, d'une classe du dehors, de nature à proximité... mais ma maître de stage n'était pas à l'aise avec l'idée de sortir les enfants de la classe.
Le stage contrat
Pendant le stage contrat, nous avons organisé deux sorties d'éveil en co-enseignement avec Véronique.

Les enfants ont été compliqués à gérer au départ parce qu'excités par le fait de sortir, la présence d'un pigeon se posant sur la tête des enfants tout au long d'une des promenades, de chevaux sur le trajet et le fait de reconnaître sporadiquement la maison d'un de leurs camarades.
À part pour cela, les enfants ont complété leur carnet de route avec attention, se sont bien amusés et ont réinvesti certaines connaissances une fois de retour en classe (malgré une absence de continuité des apprentissages demandée par ma maître de stage), notamment pendant l'observation du bourgeon récolté.

Si je devais trouver des points à améliorer, je dirais que la méthode de déplacement était un peu décevante pour les deuxième primaire. Les consignes orales étaient trop simples, ils savaient directement où aller et il n'y avait pas de challenge. Pour la sortie en quatrième primaire, au contraire, la découpe du plan en puzzle et donc la découverte progressive de morceaux d'itinéraires ont ajouté un aspect ludique aux moments entre les arrêts.

Le spécialisé
Impossible de sortir hors de l'enceinte à l'école avec les enfants, ils étaient bien trop instables et ma maître de stage beaucoup trop stressée. Cependant, il existait dans l'école un coin "potager" et une table afin de faire cours à l'extérieur. J'ai donc décidé de mettre à profil cet espace et de planter divers plantes et fleurs avec les enfants. Les activités de jardinage sont en effet connues pour leur effet calmant, ce qui ne leur ferait pas de mal.
Je n'aurais jamais imaginé une telle positivité. Ce furent les seules activités pendant lesquelles j'ai réellement eu toute l'attention des enfants. Ils étaient captivés, doux, à l'écoute, calmes, avides d'apprendre... Autant d'attitudes que je n'avais pas l'habitude de voir.
Si je devais modifier quelque-chose dans cette activité, ce serait ma gestion des groupes. Comme conseillé par ma maître de stage, j'ai divisé le groupe en deux afin de ne pas avoir tous les enfants autour d'un bac de potager. L'autre moitié était alors sur la table extérieure, occupée avec des dessins.
Je pense que ce n'était pas l'occupation la plus appropriée pour ces enfants, j'aurais aimé qu'ils puissent faire une activité en parallèle avec ma maître de stage, profiter de ce moment pour faire un peu de (presque) individuel avec elle mais comme mes activités étaient sur ses heures de fourche, je ne devais sa présence qu'à la maladie de l'enseignante d'éveil et elle ne souhaitait pas s'occuper d'enfants.